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Organisations internationales

ORGANISATION POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE

Informations générales

L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a été créée en 1945 (siège à Rome). Les objectifs de la FAO sont l’augmentation du niveau de vie et de la qualité alimentaire, la promotion de la production et de la distribution efficace des produits agricoles, l’amélioration des conditions de vie des populations en milieu rural et l’élimination de la faim. Actuellement la FAO est la plus grande agence spécialisée de l’ONU, elle compte 183 pays membres et une organisation membre – l’Union européenne. Parmi les priorités particulières de la FAO, il faut citer le développement agricole durable, la sécurité industrielle, la sécurité alimentaire et l’élaboration de stratégies à long terme pour la préservation des ressources naturelles.

Fonctions de l’organisation

La FAO apporte un soutien pratique aux pays en développement par le biais de ses multiples programmes d’assistance technique avec une approche intégrant les facteurs environnementaux, sociaux et économiques.

La FAO recueille, analyse, commente et diffuse les informations relatives à l’alimentation, à l’agriculture, à l’exploitation forestière et à la pêche.

La FAO fournit des services de consultation indépendante sur la politique agricole et d’autres questions organisationnelles et juridiques. Elle conseille également sur le développement des régions rurales, la sécurité alimentaire et les stratégies nationales de réduction de la pauvreté.

La FAO s’apparente à un forum où toutes les nations peuvent discuter des problèmes relatifs à l’alimentation et à l’agriculture afin d’élaborer une politique appropriée.

Structure

La Conférence est l’organe suprême de gestion de la FAO. Elle est composée de tous ses 184 membres et réunit ses membres une fois tous les deux ans. Les principales attributions de la Conférence sont : définir la politique de l’organisation, approuver le budget et donner des conseils aux Etats membres et aux organisations internationales à propos des questions touchant les objectifs de la FAO.

La Conférence élit le Conseil qui est l’organe exécutif de la FAO et est composé de 49 États membres. Chaque membre du Conseil renouvelable d’un tiers tous les ans, est élu pour trois ans. En vue des élections, les membres de la FAO se regroupent dans 7 régions dont chacune dispose d’un nombre établi de sièges. Le Conseil se réunit au moins trois fois entre chaque session de la Conférence. Le président du Conseil est nommé par la Conférence pour un mandat de deux ans.

Le Conseil remplit ses fonctions par le biais de ses 8 Comités : de programme, financier, pour les questions constitutionnelles et juridiques, des problèmes de produit, de la pêche, de l’exploitation forestière, de l’agriculture et de la sécurité alimentaire mondiale.

La Conférence élit aussi le directeur général de la FAO pour un mandat de six ans. M. Graziano da Silva du Brésil a été élu Directeur général de la FAO par la Conférence des États membres de l’Organisation le 26 juin 2011. Son mandat a débuté le 1er janvier 2012 et durera jusqu’au 31 juillet 2015.

Finances

L’activité de la FAO est divisée en deux secteurs : permanent et sectoriel. Le programme permanent comprend le financement des fonctionnements internes de la FAO, y compris une assistance aux travaux sectoriels, consultation des gouvernements nationaux sur la politique agraire, programmes variés de développement. Il est financé par les contributions des États membres, selon les taux fixés par la Conférence.

Le programme sectoriel assure la mise en œuvre de la stratégie de développement de la FAO au travers de programmes mis en place en commun par les gouvernements nationaux ou d’autres agences. Environ 77 % des moyens financiers du programme sectoriel proviennent de fondations nationales, 9% étant fournis par le Programme de développement de l’ONU. La FAO assure, à son tour, de son budget permanent, les 13% des fonds des programmes sectoriels par le biais du programme de Coopération technique et 1% par le biais du programme spécial de sécurité alimentaire.

Réformes à la FAO

Depuis 1994, la FAO a subi plusieurs réformes en vue de la décentralisation de son action et de la réduction des dépenses. Les réformes ont porté essentiellement sur les aspects suivants : plus grande prise en compte de la sécurité alimentaire, implication d’experts de pays en développement et en transition, élargissement des relations avec le secteur privé et les organisations non gouvernementales, plus vaste accessibilité électronique des bases de données et de textes de la FAO
En 1999 la Conférence a approuvé les perspectives stratégiques de l’action future de la FAO jusqu’en 2015.

Arménie-FAO

La République d’Arménie est devenue membre de la FAO en novembre 1993. Dans le contexte de réformes agraires en cours dans le pays, l’adhésion à la FAO a permis de mettre en œuvre un certain nombre de programmes prioritaires contribuant au développement de l’économie du secteur agricole et d’assurer le financement de ces programmes.

En vue du renforcement de la coopération avec la FAO, il a été décidé, en 2002, d’ouvrir à Rome une représentation permanente de l’Arménie. Depuis le 1er novembre 2002, Zohrap Malek est le représentant permanent de la République d’Arménie à la FAO.

Jusqu’en 2003, la FAO a mené son action en Arménie par le biais du bureau arménien du Programme de l’ONU pour le développement (PNUD). Conscient de l’importance du développement de la coopération entre l’Arménie et la FAO et de son intensification, le ministre arménien de l’agriculture, en visite à Rome en février 2002, lors de sa rencontre avec le directeur général de l’organisation, a proposé d’ouvrir à Erevan une représentation régionale, ce qui a été fait en septembre 2004 en présence du directeur général Jacques Diouf et du ministre arménien de l’agriculture D. Lokian. Comme il se doit, le représentant sous-régional d’Europe centrale et orientale de la FAO, basée à Budapest, est accrédité en tant que représentant de l’organisation. La représentante actuelle de l’organisation, Fernanda Guerrieri, a remis ses lettres de créance au ministre des affaires étrangères E. Nalbandian le 2 octobre 2008 en remplaçant à ce poste Maria Kadlečikova (2003-2008) qui a été nommée représentante régionale d’Europe et d’Asie centrale. Le représentant de la FAO visite l’Arménie quatre fois par an. Il est assisté à Erevan de Gayané Nasoyan.

L’aide globale accordée par la FAO à l’Arménie s’élève à ce jour à 12 millions d’USD. Parmi les nombreux projets réalisés, on pourrait citer entre autres «Réhabilitation des systèmes d’irrigation », « Création d’un marché de gros de produits agricoles », « Réhabilitation des forêts », « Renforcement du contrôle de qualité des aliments», « Développement des villages frontaliers », « Services agricoles de la région sud-ouest », « Livraison urgente de semences de blé d’automne aux exploitants agricoles arméniens victimes de sécheresse », « Programme de rétablissement et de développement de la production de semences de pommes de terre », et autres.

L’organisation a apporté son assistance à l’organisation d’expositions internationales dans le domaine de l’agriculture, en particulier à l’organisation des forums internationaux « Hayagroforum », à l’organisation et au financement de l’exposition internationale de produits agricoles et alimentaires « Armprodexpo », à l’organisation de la conférence FruitFull Armenia, au financement du symposium international « Apricot ». Les 22 et 23 septembre 2006, avec le soutien des ministères arméniens de l’agriculture et des affaires étrangères, du Programme des Nations-Unies pour le développement, de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture, de la Banque mondiale et de l’Agence de développement internationale des Etats-Unis, Erevan a accueilli la seconde édition de « Hayagroforum » dont l’objectif était de développer et d’approfondir la coopération internationale dans le domaine agricole. La FAO a également soutenu l’organisation de séminaires et de conférences éducatives dédiés à ce domaine.

Du 11 au 19 septembre 2007, une délégation de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture de l’ONU s’est rendue à Erevan, en Arménie, en vue de faire un état des lieux à propos de l’épidémie de la peste porcine africaine et des mesures nécessaires à prendre avec le gouvernement arménien. A l’issue de la visite, lors de la dernière rencontre à laquelle a pris part le ministère des affaires étrangères, il a été question de l’état de l’épidémie en Arménie et des différents procédés de lutte les plus efficaces contre celle-ci.

Le 5 août 2008, le ministre de l’agriculture, Aramaïs Grigorian, et la représentante régionale de la FAO en Arménie Maria Kadlečikova, ont signé à Erevan l’accord sur la réalisation du programme « Fourniture de produits agricoles à la population vulnérable face à la hausse des prix des produits alimentaires ». Le budget du programme est de 500 000 dollars pour une durée de douze mois. Le programme avait vocation à mettre à la disposition de quelques 4500 exploitations agricoles des 10 régions d’Arménie sinistrées à la suite des gels de l’hiver 2007-2008 et de la hausse des prix des denrées alimentaires, des semences de céréales et des produits alimentaires.

Le principal bénéficiaire de cette initiative dirigée contre la flambée des prix et englobant 54 pays est la population vulnérable.

Du 18 au 22 novembre 2008, le ministre arménien de l’agriculture, Aramaïs Grigorian, a participé à Rome à la 135ème session du Conseil de la FAO. Il a été convenu que la 27ème conférence régionale d’Europe et d’Asie centrale serait organisée à Erevan en 2010. Une telle manifestation est sans précédent dans un pays de la CEI.

Le 3 mars 2009, le ministre de l’agriculture de la République d’Arménie et le représentant de la FAO en Arménie ont signé à Erevan le programme « Réhabilitation des forêts et reboisement » dont le budget s’élève à 432.000 USD. Le programme prévoit une amélioration de la pépinière de Hrazdan, le bouclage des textes relatifs à la politique forestière, une formation des spécialistes du secteur, la mise à disposition de matériels et d’équipements pour l’organisation publique non commerciale « Hayantar ».

Le sommet mondial de la sécurité alimentaire

La FAO organise régulièrement des conférences mondiales sur la sécurité alimentaire. Les précédentes du genre se sont tenues en 1996 et en 2002. Du 3 au 5 juillet 2008, le Sommet mondial de la sécurité alimentaire s’est tenu à Rome.

Dans son allocution d’ouverture, le président italien Giorgio Napolitano a fait remarquer qu’il était impossible de résoudre la crise alimentaire par des moyens de marché et qu’il fallait prendre une décision politique.

Lors de ce Sommet, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, annonçait que d’ici 2030, la production de denrées alimentaires devrait augmenter de 50% pour répondre aux besoins croissants. Selon lui, il faudrait réduire au minimum les restrictions en matière d’exportation afin de diminuer, autant que faire se peut, l’effet négatif de la hausse des prix des produits alimentaires, ce qui cause famine et troubles dans le monde entier. Ban Ki-moon a également appelé à reprendre au plus vite les négociations dans le cadre de l’Organisation mondiale du Commerce.

« Nous espérons que les dirigeants du monde élaboreront des mesures urgentes en vue d’augmenter la production agricole, surtout dans les pays les plus vulnérables face à la crise et qu’ils assureront en même temps la protection des pays les plus pauvres qui sont sujets à la menace de la famine », a déclaré Jacques Diouf, le secrétaire général de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture de l’ONU, lors du Sommet de Rome.

Le dernier rapport de la FAO, paru à la veille du Sommet, souligne que malgré l’augmentation de la production, les prix mondiaux des produits alimentaires continueront de grimper. Selon les données de l’organisation, ces prix continuent de battre des records et ne vont pas diminuer dans les 5 à 7 années à venir. En février 2008, ils ont augmenté de 53% par rapport à l’année précédente. En 2010, 1035 milliards de dollars seront dépensés dans le monde pour l’importation de produits alimentaires, ce qui est supérieur de 215 milliards de dollars, soit de 26%, à la somme dépensée en 2007. Cet indice sera de 40% plus élevé pour les pays les plus pauvres. Selon les spécialistes, la hausse des prix des produits alimentaires est un problème mondial touchant tous les pays sans exception.

D’après le rapport de la FAO, le nombre de personnes touchées par la malnutrition est de 1,2 milliards dans le monde, chaque jour, 10 000 enfants et 25 000 adultes meurent de faim. L’organisation remarque par ailleurs que non seulement le problème de la faim ne faiblit pas d’année en année, mais au contraire, il s’approfondit, incluant des pays qui ne se heurtaient pas à ce problème par le passé. Toujours selon le rapport, la hausse mondiale des prix des denrées alimentaires menace de changements de gouvernements par la force dans quelque 50 pays du monde où la grogne contre la hausse du niveau de vie monte.

L’ONU met en garde contre la croissance rapide du nombre de personnes touchées par la famine. Celui-ci a augmenté de 400 millions pendant les six derniers mois.

Selon le rapport cité, en raison de la hausse vertigineuse des prix des produits alimentaires, les familles à faible niveau de revenus qui vivaient auparavant avec trois dollars par jour, ont perdu d’un seul coup la moitié de leur revenu. Selon les données de la FAO, aujourd’hui, ce problème touche 40 millions d’Egyptiens, 150 millions d’Indiens et 45 millions de Mexicains.

Du 16 au 18 novembre 2009, Rome a accueilli un nouveau Sommet de la sécurité alimentaire mondiale auquel l’Arménie a participé avec une délégation conduite par le premier ministre, Tigran Sarkissian.

Le premier arménien a présenté une allocution lors du Sommet et a rencontré Monsieur Jacques Diouf, directeur général de la FAO.

Le premier ministre a souligné l’importance de la coopération de la FAO dans les domaines prioritaires pour l’Arménie et celle de la réévaluation des besoins du pays. A son tour, M. Diouf a promis de revoir les axes de coopération avec l’Arménie pour les deux prochaines années, en les harmonisant avec les besoins du pays.

Lors de sa visite à Rome, le premier ministre arménien a rencontré également le président du Fonds international de développement agricole (FIDA) Monsieur Kanayo F. Nwanze.

Le FIDA s’est dit être d’accord avec l’idée de Tigran Sarkissian qu’à cette étape, partant des besoins de l’Arménie, il importe de procéder à une réévaluation des priorités de la coopération entre le FIDA et l’Arménie. Cette dernière est nécessaire en vue d’augmenter l’efficacité de la coopération.

Du 10 au 14 mai 2010, à Erevan, s’est tenue la 27ème conférence régionale européenne de la FAO et la 36ème session de la commission européenne d’agriculture.

Ces événements ont accueilli 48 représentants de la FAO et 91 délégués venus de 34 pays.

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